11 Jui 2009 |
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![]() Moafaq al-Gaddah : « Nous avons les moyens de racheter Clairoix »MOAFAQ AL-GADDAH, PDG du groupe MAG, repreneur potentiel de l’usine Continental de Clairoix C’est la première fois que Moafaq al-Gaddah, le PDG de MAG, s’exprime dans la presse depuis que son groupe s’est manifesté pour reprendre l’usine Continental de Clairoix (Oise). En exclusivité, le patron de l’équipementier automobile basé à Dubaï détaille son projet de reprise. Moafaq al-Gaddah . sas_pageid='2358/16834'; // sas_formatid=1278; // Format : rectangle 2 300x250 sas_target=''; // Targeting SmartAdServer(sas_pageid,sas_formatid,sas_target); Nous avons envoyé une lettre d’intention destinée à établir la base des négociations en vue d’un accord final de reprise. Nous pourrons ainsi demander des informations commerciales et techniques précises, notamment sur l’état des machines et leur productivité, pour constituer notre décision finale. Quel est votre projet ? Reprendre l’usine, le terrain, les machines, négocier l’utilisation des brevets et une assistance technique avec Continental. L’objectif est de produire pour l’Afrique, le Moyen-Orient et l’Europe avec des pneus moyen et haut de gamme. On espère conclure dans quatre mois et démarrer la production début 2010. Combien êtes-vous prêts à payer ? Cette question est prématurée. Nous avons les moyens de racheter Clairoix. Mais il faut que le montant réclamé par Continental soit cohérent avec notre objectif de rentabilité. Nous sommes prêts à perdre de l’argent au début et rendre le projet profitable ensuite. Continental devra faire un effort lors des négociations. Continental ferme car le site n’est plus rentable. Comment ferez-vous ? En réduisant les coûts. Nous n’aurons pas les même contraintes qu’eux, car ce sera une nouvelle usine avec une nouvelle gestion et de nouveaux contrats de travail. Des contrats moins intéressants ? Je ne peux pas répondre à cette question pour le moment. Pourquoi s’installer en France alors qu’il y a une surproduction en Europe ? Parce que c’est la seule usine à vendre dans le monde depuis dix ans que nous cherchons. Il existe un surplus de production de pneus en ce moment. Mais on s’inscrit sur le long terme. La situation ne va pas durer. Depuis qu’on s’est manifestés, quatre autres manufacturiers se sont présentés à nous pour réaliser des partenariats. Mais cela ne remet pas en cause notre intérêt pour Clairoix. Comment concurrencerez-vous des usines qui produisent trois fois plus ? Nous jouerons sur la flexibilité en adaptant rapidement notre activité à la demande. Nous possédons des équipes commerciales expérimentées qui trouveront de nouveaux marchés. Enfin, si les coûts sont plus élevés ici qu’ailleurs, Clairoix possède deux atouts considérables : la technologie et le savoir-faire. Combien de salariés recruterez-vous ? Les premières estimations s’établissent entre 400 et 500 pour commencer. On privilégiera les anciens de Continental.
Propos recueillis par Olivier Baccuzat et Sébastien Lernould | 11.06.2009, 07h00 Le Parisien
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